Bahia concepcion 2

Welcome to Baja California!

Aller en Baja California c’est un peu comme aller dans une péninsule mexicaine dans le Pacifique. Peut-être parce que c’est une péninsule mexicaine dans le Pacifique, chai pas…1700 km de long, 80 km de large maximum, c’est un bout de terre coincé entre le Pac (le Pacifique) et la mer de Cortéz (oui ils l’écrivent comme ça ne faites pas genre vous allez nous corriger car Hernan Cortés s’écrit avec un S…). Selon notre informateur, le véritable nom de cette mer serait le Golfe de Californie, mais les voisins du dessus jouerait de leur relation afin d’avoir l’exclusivité de la marque « California ». N’empêche qu’ils partagent bien un truc avec le Mexique : la faille d’Andreas (cause du futur Big One !) qui plonge directement dans les profondeurs du golfe, un des plus gros spots de plongée du Mexique : requins baleines, poissons multicolores, raies etc…Cousteau l’avait appelé « l’aquarium du monde » vous imaginez le truc.

Oasis de San Ignacio

Oasis de San Ignacio

Quand tu vas « en Baja » comme disent les gringos (alors qu’historiquement la « baja » c’est la vraie Californie selon notre informateur), t’es un peu au bout de tout, de rien, près des Etats Unis, mais ça parle espagnol et tu manges des tacos de birria. Mais bon comme le sud-ouest des Etats Unis c’est un peu le Mexique…bref c’est du pareil au même. Enfin niveau paysage, parce que urbanistiquement parlant, les villes ricaines c’est pas les jicaines, qui s’étendent le long des routes, chaotiquement. Bon… heureusement un peu plus au sud du Nord de la Basse Californie (oui car la Baja California est divisée en deux : le nord et le sud, vous vous y retrouvez ? ou vous êtes comme les mexicains qui vous expliquent une direction : alors là tu prends à gauche (il te montre la droite) et tu tournes à droite (il te montre la gauche)) les paysages s’embellissent avec mers de cactus magnifiques doublées de plages bleues turquoises. Il y a pire comme endroit sur terre. La banlieue d’Ensenada (ville au nord de la Basse Californie) par exemple. On n’a pas été au sud sud de la Basse Californie du sud mais il parait que c’est beau aussi. Mais comme vous le savez, on est underground dans notre façon de voyager et on évite les endroits touristiques le plus possible…. En fait non, on n’avait rien préparé, on s’était pas rendus compte des distances et puis voilà quoi, de fil en aiguille on s’est retrouvé à Guerrero Negro dans le Nord de la Basse Californie Sud (vous situez maintenant ou je re-explique?). Sans baleines à mater car pas la saison, alors qu’on était un peu venu pour ça à la base. A un moment avec Uncas on s’est regardé et on s’est clairement demandé ce qu’on foutait là quoi. Tu vois le genre. Toi aussi tu l’as vécu un jour c’est sûr. Genre personne ne dit rien mais tout le monde n’en pense pas moins… Mais non je rigole, j’arrête tout de suite sinon j’entends déjà les rageux « arrête de te plaindre t’es au Mexique ». Ah oui car depuis qu’on est partis de France avec Uncas, pour les potes on est un peu obligé d’être heureux, quand tu commences à raconter les trucs qui vont pas (oui ça arrive !!) c’est tout de suite des phrases du genre « mais arrête t’es toute bronzée ! » (euh…) « attends c’est bon t’es en plein road trip ça va quoi ! » (euh….). Des espèces de phrases complètement incongrues qui sous entendent que de toute façon tu es en vacances (pas vraiment !!) alors qu’il faut que tu fermes ta gu…. ! Bin non quoi ! parfois je prends des coups de soleil ! et c’est pas cool du tout! eh oh !

Fanfare, Tijuana

Fanfare, Tijuana

Marché, Tijuana

Marché, Tijuana

Bestiole flippante..

Bestiole flippante..

Bref ! Après une traversée de frontière à Tijuana toute pépère (ça craint pas du tout faut arrêter la parano sur les forums de voyage sérieux, d’ailleurs pour le fun on est même retourné à pattes jusqu’à « l’entrée » des USA ! et c’est pas jojo), on squatte un peu la ville, y mangeons, dormons, kiffons (le centre est vraiment cool!). Si tu n’es pas inconscient Titi c’est pas l’enfer décrit un peu partout même si c’est pas Montevideo non plus hein ! Après tout ça, hop direction le sud : la Bufadora, sorte de geyser marin (il n’y en a que trois dans le monde) qui envoie de l’eau salée sur la face des touristes qui restent là à regarder des heures pour avoir la chance de voir un grand jet d’eau et être tout mouillé. Youhou c’est la fête. Le principe c’est que les vagues s’écrasent sur la côte et qu’à un endroit précis il y a un comme un tunnel/grotte qui aspire l’air et l’eau et qui, sous le coup de la pression, fait parfois ressortir ces derniers sous forme de jets de 28m de hauteur. Une sorte de pet de falaise pour être pouétique… L’intérêt c’est d’avoir appris deux nouveaux mots en espagnol en lisant les pancartes : embudo (entonnoir), et bufido (gueulante). Bufido, bufadora, vous avez compris le jeu de mot on va pas vous faire un dessin hein ?

Le fameux "canal" où squattent les migrants en attente d'une traversée

Le fameux « canal » où squattent les migrants en attente d’une traversée

Les USA sont à 15 minutes à pieds du centre ville....

Les USA sont à 15 minutes à pieds du centre ville….

Et dans le centre il y a un marché super sympa!

Et dans le centre il y a un marché super sympa!

Là où ça commence à devenir sympa c’est après ces 150 bornes de villes/villages/bleds zarbis qui bordent la route au sud d’Ensenada. Pour y aller c’est simple, tu suis la route numéro 1, c’est-à-dire la seule véritable route au sud d’Ensenada. Une route de 1711 kilomètres, finie en… 1973 !!! Avant c’était que de la piste… C’est aussi une des routes les plus étroites du monde selon notre informateur qui nous raconte l’anecdote comme quoi lors de son inauguration, un dignitaire yankee présent demanda quand est-ce qu’ils allaient faire la seconde voie… Bref…J’ai conduit là-dessus and i’m not died ! Thanks ! En tout cas, c’est par là que tu commences à voir des cactus à perte de vue. Plein d’espèces différentes, gros, petits, grands, moyens, verts, marrons, à fleur, à fruits, à grosses épines, pas d’épines, petites épines (ne les oublions pas !!) il y en a pour tous les goûts. Uncas est aux anges car il adore les cactus et depuis pas longtemps les vols d’oiseaux ce qui est plus inquiétant pour moi qui doit trouver des choses différentes à répondre à chaque fois qu’il décide de partager sa joie : « regarde goyette des oiseaux ! » je distingue des formes noires dans le ciel, « ah oui c’est beau ! ». Et une deuxième fois, « regarde des oiseaux !! » « ah oui… ». Et une troisième « purée t’as vu ces oiseaux, là dans le ciel ». « Euh….. ». Je ne sais plus quoi lui répondre ! si vous avez des idées envoyez les à voyageauboutdublog@gmail.com. Thank u. La star de la Basse Californie c’est quand même le cactus Saguaro prononcé « sah-wah-ro » par les indiens du sud des States. Vous savez c’est ce cactus repris dans tout dessin animé ou film qui donne l’impression de faire des gros fucks parfois. Vous voyez ? Ouais c’est bien celui-là le Saguaro. Il est souvent massif et magnifique. Pour faire pousser un bras il lui faut environ 75 ans, il peut contenir des milliers de litres d’eau et est 100% dépendant des bestioles pour sa perpétuation. Le plus grand se trouve en Arizona mais je me demande s’ils ne sont pas plus nombreux en Baja, car vraiment ils s’étendent à perte de vue avec leurs autres cousins cactus. Dont le fameux Pachycereus pringlei communément appelé Cardon, le cactus le plus grand du monde qui existe seulement dans le nord du Mexique et qui pullule dans le désert Baja californien. Souvent confondu avec le premier il diffère en ce qu’il pousse sans « vrai tronc » ou comment dire… mieux vaut une photo ! Vous pourrez aussi trouver des cactus de taille moyenne type Garambullos (bien connu) ou encore Senitas (fameux !!) ou bien « Raja Matraca » (mondialement célèbre). Parmi la centaine d’espèces présentes en Baja environ 80 sont endémiques. Le paradis de Dutronc quoi. Et puis leur cadre est superbe, la Baja est traversée par une chaine de sierras aux couleurs magnifiques et d’altitudes diverses. Autant vous dire que le paysage est sympatoch tout ça avec la mer de Cortez sur un côté et le Pacifique de l’autre… Un vrai paradis. Et c’est sans compter les oasis comme celle de San Ignacio ou Mulégé qui sont de véritables perles au milieu du désert.

Mulégé

Mulégé

Cactus saguaro

Cactus saguaro

Le Cardon sans tronc!

Le Cardon sans tronc!

Les plages de Bahia Concepcion au sud de la superbe ville de Santa Rosalia sont aussi des petits bijoux naturels. Seul hic les caravanes et autre gros camping-car de gringo venus passé l’hiver entre eux dans le coin. C’est pas compliqué, le seul petit resto au bord de la plage ouvert à cette période de l’année est plein de gros amerlocs qui bouffent des tacos dégueulasses sans s’en rendre compte et le serveur blond aux yeux bleus t’accueille avec un « Hi guys !! ». Non mais des tacos froids avec de la mayonnaise dedans (j’avais jamais vu ça !!) c’est franchement pas bon quoi. Sérieux les gars…Mais bon la popu (la population) c’est le genre de gars qui tant qu’ils ont une bière sont heureux tu vois alors la bouffe…ils s’en foutent un peu. En tout cas, c’est le plus au sud de la péninsule où on a été, le padre d’Uncas s’est même baigné tellement l’eau était bonne et le soleil au rendez-vous malgré le petit vent froid qui transperce les os. On a passé aussi deux nuits à Santa Rosalia, ville minière, dont la mine (oui !!) de cuivre ou cobalt je sais plus trop (vous vous en foutez non, je ne me voile pas la face), était gérée par une société française pendant des années. Des frenchies s’étaient donc installés dans le coin et en ont profité pour construire un truc un peu à l’anglaise/ française, maison jolies en couleurs et en bois, avec petits perrons tout mignons. Uncas disait que ça lui faisait penser à la Guadeloupe (rolalla le baroudeur quoi…tu sais ce genre de mec qui te dise : ouais moi j’ai trouvé ça sympa le Nica ça un petit air de la Dominique… tu vois le genre de mec ? jejeje). Bref c’est super jojo mais j’ai aucune photo. Ne pas louper aussi l’oasis de Mulégé et son musée/prison avec un bout de satellite à l’intérieur (si si je vous assure je ne vous en dis pas plus tellement c’est excitant à voir) et sa jolie mission qui surplombe la rivière et les cocotiers. Et en plus « il y a plein d’oiseaux, c’est super» dixit Uncas.

Bahia Concepcion

Bahia Concepcion

Mulégé c'est trop gégé!!

Mulégé c’est trop gégé!!

Ce qu’il y a aussi en Baja California c’est plein de peintures rupestres au milieu de la Sierra (autant dire de nulle part) qui sont relativement assez bien conservées mais très inaccessibles. Mais le cadre vaut vraiment le coup. Au programme : vue sur l’océan de très très loin, reliefs de toutes les couleurs, cactus, chèvres qui traversent la route et chevaux qui prennent la pause. Par contre si vous avez une bagnole de base prenez un tour organisé ou je ne sais pas mais ne comptez pas y aller comme ça. Même si à San Ignacio (mignon petit village dans une oasis avec superbe église) le mec payé pour te renseigner et te donner un permis d’accès te dit « si si tu peux y aller ». That is NOT possible. Quand la piste arrive, ce sont d’énormes trous, caillasses, rochers (oui rochers !!) qui t’attendent. On a dû abandonner la voiture qui n’aurait de toute façon pas tenu le coup et braver à pieds monts et canyons, risquer notre vie dans le désert, marcher au bord de précipices (pendant 7 petit kilomètres ça va oohh !!) et se faire attaquer par un serpent à sonnettes (bébé oui ok…). Mais fallait nous voir la famille mohicans et moué au milieu de nulle part dans la Sierra, cherchant un petit village (San Francisco de la Sierra) pour trouver notre guide sensé nous amener aux peintures (inaccessibles sans guide).

La famille mohicans...

La famille mohicans…

peintures rupestres inaccessibles...

peintures rupestres inaccessibles…

Le "petit" canyon

Le « petit » canyon

ramassage du bois

on the road to San Francisco de la Sierra

on the road to San Francisco de la Sierra

Mais ça valait la peine, car le paysage était au top (genre les mecs ils ont un grand canyon en un peu plus petit mais personne dans le monde le sait tu sais…et tant mieux !), le guide était un petit jeune au top, les peintures étaient top et j’ai même vu une chèvre au top du top trop stylée. Elle était montée sur un rocher en hauteur, et après avoir poussé un « cri », je l’ai vu (oui vu de mes yeux vus !!) surprise par l’écho que ce dernier produisait dans la vallée… je vous jure c’est 100% véridique le truc. Ou bien elle appelait ses copines chèvres je ne sais pas mais je préfère la première version. Et ça, ça n’a pas de prix. Ce qui a un prix par contre ce sont ces centaines de grosses bagnoles, 4*4 et autres quads que l’on a croisé sur la route en remontant vers Tijuana après une petite semaine. Bah oui car on est allé en Baja au moment de la Baja 1000 ! C’était pas prévu et on s’en serait bien passé mais bon… pas de chance. On a du se taper les gros amerlocs avec leur gros 4*4 et leurs grosses oreillettes en train de boire de la grosse Tecate light (attention !) au bord des routes tout en se réjouissant de (gros)niquer le désert pendant quelques jours. Après embouteillages et tout le tintouin on était content d’arriver à Tijuana ! (c’est vous dire….). Selon notre informateur, avant il le faisait chaque année tout au long de la péninsule, mais « à cause » des écolos c’est plus que tous les 4 ans et dans une partie moindre.

Bref c’était notre « expérience Baja », je suis restée un peu sur ma faim et aimerais bien y retourner avec plus de temps, histoire de voir les baleines, le sud du sud, de vérifier si comme le prétend notre informateur presque tous les habitants s’appellent Arcé, comme lui, du nom des premiers missionnaires et de re re manger dans le resto de Jorge, notre informateur, perdu au milieu des cactus. Mais malgré tout quand même c’était vraiment vraiment cool et une bonne transition entre Los Angeles et le DF où on a été par la suite mais on ne vous le racontera pas sur ces pages car bon Mexico city….on aime bien mais c’est too much pour nous et on ne marche qu’au feeling quand on écrit les articles. Ça se sent non ?

Allez tchao les bambinos. Hasta pronto.

us

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