Ninos Quito

Equateur: Quito et (un peu!) de ses alentours

Tumbes, Equateur, frontière avec le Pérou, 50 degrés à l’ombre. « Ptain il fait chaud là c’est quoi ce délire ?! ». Uncas grogne sur la place centrale du village, il grogne car il y a un truc qu’on n’a pas capté. 50 bornes plus loin au sud, au Pérou, les paysages sont désertiques, la chaleur sèche, à la cool…et en traversant la frontière, d’un coup la végétation devient luxuriante et la chaleur humide! On est en Equateur. Et on meurt de chaud. Mon jean me colle aux pattes, je ne me rappelle pas avoir eu aussi chaud in my all fuckin life ! A part à Miami où sérieux, même respirer était devenu compliqué. En arrivant à l’aéroport, je faisais mon écologiste à deux sous en mode « ah ouais c’est pas bien la clim partout olalala ». 2h après j’étais prête à tuer pour qu’on arrête de marcher dans cette ville, je poussais ma pote dans les magasins, « allez vas-y rentre meuf !! », je lui marchais dessus, même un mec qui se baladait genre normal avec un lémurien sur le dos ne m’a pas fait stopper ma course à la recherche de clim… Sérieux. Trop chaud. Bin, notre arrivée en Equateur c’était un peu pareil. La chaleur te fait devenir fou. « Tu veux aller manger une glace là à 20 mètres ? » « Mais ça va pas t’es ouf ou quoi moi je reste là à boire de la limonade sous la clim crazyyy guy !!! Je ne sors pas ! » Autant vous dire que l’attente de 7h d’un bus pour Quito a été…ardue. A coup de limonades glacées et de serveuses qui nous disent « Seulement ça ? » en nous regardant d’un air « Eh mes cocos ça fait 5h que vous êtes là vous avez pris que 2 litres de limonade mangez une soupe chai pas quelque chose.. » Mais non nous c’était des limonades qu’on voulait ! Et ouais. Bref on reste là à regarder Sherlock Holmes, et avoir un peu de wifi. On quitte tout de même le resto au bout d’un moment moins honteux que chassés par le remplacement à l’écran de Holmes et Watson par Tilt la fourmi et sa bande à 1001 pattes, car nous les insectes, même ceux de Pixar, on n’aime pas trop ça! En attendant l’heure H, on erre un peu dans le marché, le temps de s’enfiler des tamales ; on pensait que c’était mexicain mais depuis le nord argentin on en croise partout…  On arrive après une longue nuit dans le bus, à Quito. A 5H du mat. Il y a une queue immense de gens attendant qu’ouvrent les portes du paradis : le métro bus. Je vous raconte pas la zermi (misère pour les ignares du verlan) avec nos ENORMES sacs oui énormes! On rentre dans le machin en s’inquiétant plus de comment on va pouvoir en sortir. Et puis au bout d’un moment, étant donné qu’il n’y a aucune infos et que la voix du conducteur ressemble plus à un « grrrr cri circ… gvvrrrr o! ». We are lost. On s’apprête à descendre pour essayer de voir un plan mais une âme charitable nous dit que ce n’est sûrement pas là notre station! « Ah bon pourquoi ??? » avec la bouche en cœur. Enfin… l’âme charitable nous conduit jusqu’à bon port. Cool. On rejoint enfin notre copine Marion dans le centre! Youpi ya!

Quito!

Quito!

On se balade dans le centre-ville classé patrimoine mondial de l’humanité depuis 1978. Petites ruelles pavées, jolis églises, bon jus et bonne bouffe dont je ne me rappelle plus le nom. Sympatoch la brioche. Tout pour nous rendre heureux quoi. Il y a plein de fruits partout et ça c’est cool car on peut tout goûter : pepinos, fruits du dragon (et ouais t’as pas ça chez toi hein?!), tamarillos, caramboles… Tout plein de fruits exotiques inexistants en Uruguay. Miam miam.

Eglise quito

Les rues du centre ville trop mignonnes...

Les rues du centre ville trop mignonnes…

Le lendemain on va à la Mitad del mundo (lieu où a été tracé la ligne de délimitation entre l’hémisphère sud et nord). On n’a aucun guides papiers, et on ne prend pas le temps de se renseigner sur internet, on y va donc en se disant qu’il doit y avoir une petite place avec une plaque commémorative un truc dans le genre (surtout qu’ils ont découvert que c’était un peu plus haut la vraie ligne de partage de notre jolie planète so…). Mais en fait on arrive dans une espèce de truc énorme, un parc privé, cher, blindé de touristes, avec des faux musées (et un vrai) et des boutiques au mètre carré à te faire vomir la bouffe dont tu ne te rappelles plus le nom dans un coin. Tu vois le truc. Enfin bon, on rentre dans le machin faisons, trois tofs souvenirs (yououou je suis sur l’Equateur !), visitons deux trois pavillons aux thématiques diverses et variées : de la représentation en miniature de Quito (ouahhh…je suis la seule fascinée du groupe !) à des expos sur les indiens du coin. Bref. On fait tout sauf le musée principal qui est apparemment le plus intéressant à voir car tu peux te livrer à des expériences tout ça, tout ça (oui parce que le magnétisme est différent au milieu de la terre …). Mission failed!

Voilà voilà....

Voilà voilà….la ligne jaune qui démarque la moitié du monde!!!

C’était sympa quand même et pour fêter tout ça on décide d’aller manger dans un resto uruguayen en mode chivito, pizza uruguayenne la totale. On est chez nous. Bref Quito, que dire de plus ? Même si on n’y est resté que quelques jours on a vraiment trouvé ça sympa, on a bien kiffé nos déambulations dans la ville : jardin botanique, la Floresta, le musée d’art contemporain (où l’on a trouvé de nouveaux masques! mais trop chers…) et un « starbuck local » où manger des fudges trois chocolats!!! Le tout dans un cadre joli entouré de volcans…Il y a plus dégueulasse comme ville quand même. Et puis ça a l’air de bouger un peu la night quitoienne. Tous les ingrédients pour faire une petite ville sympa à vivre contrairement à tout ce qu’on avait entendu de la bouche des touristes sur notre parcours.

Que mas? On part à Otavalo aussi deux jours. Petit bled à 2h de Quito environ. On a vu sur le net que c’est le plus grand marché indien du coin, et qu’il y a moyen de faire de la rando. Allez ziou! Uncas trouve un endroit où camper dans un petit bourg à côté et est trop heureux car on va enfin pouvoir utiliser la super tente qu’on a acheté! (C’est un peu la galère de trouver des campings au Pérou et en Bolivie….). On arrive à Peguche, dans un hôtel construit dans une ancienne gare de train. C’est un lieu de meeting pour tous les hippies touristes d’Equateur en mode temascal mais ils ont un super jardin pour camper. Youpi. Le mec nous fait visiter les lieux, on est les seuls sans ponchos, bandeaux et/plumes dans les cheveux.

notre super tente de feu de dieu!!

notre super tente de feu de dieu!!

La cascade de Peguche

La cascade de Peguche

On plante notre super tente de feu de dieu et allons visiter la petite cascade du coin. De là on se tape une grosse rando de ouf jusqu’à un endroit dans les montagnes qui s’appelle El lechero, où continue de vivre un arbre millénaire. On grimpe tout ça et une indienne nous dit qu’on doit être à 30 min. Ouais non mais c’est ça ouais en fait on est à plus d’une heure et demi du machin, on traverse un bled où les gens nous regardent comme si on était des…touristes, et à force de demander on trouve. Ça valait la peine, c’est toujours super mystique d’être à côté d’un arbre qui en impose à mort, et encore plus quand tu as une super vue qui déchire tout sur un lac et des montagnes. Je dirais même que c’est émotionnellement super puissant et vraiment les connexions que tu ressens c’est pas croyable (oups pardon c’est la nuit dans le club d’hippies/ponchos ça nous a marqué, on est ressortit de là comment dire….différents…).

La vue de l'arbre mystico lechero

La vue de l’arbre mystico lechero

El lechero, arbre millénaire....

El lechero, arbre millénaire….

Bref on redescend, c’est la nuit, impossible de trouver un truc à grailler dans ce bled, la messe est dite, un mec nous fait réchauffer des petits bouts de viande tout zarbis avec des patates…pas grand-chose à se mettre sous la dent. Pour nous qui sommes de véritables ventres sur pattes, c’est affreux. Impossible de trouver un truc ouvert, il n’y a pas de lumières et personne ne vend de la bière dans le bled. Bon. Bin il n’y a plus qu’à aller se coucher quoi. On se caille les miches toute la nuit, le dos directement en contact avec le sol humide et gelé… Nice ! Debout à….6h frais comme des gardons. On se fait un petit déj en matant une meuf qui fait du yoga dans le jardin, plions tentes et doudous et traçons à Otavalo. On laisse nos sacs à l’office du tourisme (classée top du top des offices de tourismes, 4 étoiles, gens trop sympas, tout gratos, on kiffe !). On fait un tour sur le marché.

Des piles de pulls à lamas!!

Des piles de pulls à lamas!!

Vêtements Otavalo

Je regrette que mon frérot et sa petite famille vivent avec 40 degrés toute l’année car paye ta galère pour faire des cadeaux, il n’y a que des trucs en laine, bonnets, écharpes, couvertures, ponchos… (ouais !! une excuse pour pas faire de cadeaux !!). Bref. On va à Quiroga où un taxi nous amène jusqu’à l’entrée de la lagune Cuicocha ! A 3000 mètres d’altitude, ancien sanctuaire religieux (ou toujours pitetre ?!) au pied du volcan Cotacachi, elle fait 3200 mètres de long et 2300 de large, et a les eaux d’un bleu mes aïeux ! Je ne peux vous le décrire. C’est après une explosion du fameux volcan équatorien, que la lagune apparut, avec ses deux petits ilots qui sont en fait des restes de lave solidifiées si on a bien compris. Son nom viendrait de « Tsui » et « Cocha » qui signifierait pour les indios du coin : lac des dieux. Rien que ça. Ça vous laisse imaginer la beauté du lieu (sinon vous avez les photos ci-dessous pour les plus terre-à-terre…). On fait la rando et on est (presque !) tout seuls à surplomber cette super lagune. On est au top! La rando est super à faire et les points de vue magnifiques.

laguna cuicocha

Cuicocha 2

Après 4h de marche on se retrouve sur la route au milieu de nulle part. Apparemment ce n’est pas possible de faire une boucle à moins qu’on se soit gourés quelque part. Aucune bagnole ne passe…GOD DAMN IT. On commence à marcher mais bon on est un peu crevés quand même, on a méga super la dalle, on n’a plus d’eau et puis le bled est à 10 bornes ou quelque chose comme ça. Au bout d’une demi-heure, une petite camionnette passe et je me jette littéralement sous ses roues ! On monte avec des mamies à l’arrière du pick up, cheveux dans le vent, heureux. On repart sur Otavalo où on fait un petit tour dans la ville après s’être engouffré une soupe au…poulet! (pour changer..). Otavalo c’est le paradis de la fringue! Il y a plus de magasins au mètre carré que sur la rue de Rivoli on vous assure. Les indiens d’ici sont super méga stylés. Les hommes gardent les cheveux longs en mode indiens d’Amérique du nord coiffés de chapeaux et casquettes New Era (de contrebande) pour les jeunes,  les femmes ont de superbes costumes : jupes noires longues, ceintures à motifs pétants et blouses. Ils gagnent définitivement notre top 5 des indiens les plus stylés croisés sur la route.

Jupes Otavalo

indiennes Otavalo

indienne Otavalo 2

Retour sur Quito, on fait la teuf et le lendemain comme on est vieux et croulants on reste toute la journée à la maison…trop la gueule de… trop crevés ! Lendemain direction… Bogota! Enfin d’abord Tulcan, une des seules villes de la frontière équato-colombienne où l’on peut traverser à pieds. Le poste de migration est un peu bizarre, l’ambiance cheloue, un peu style commissariat… pas tip tip quoi! Mal à l’aise, après une interminable file d’attente au milieu de types pas nets du genre qui tripotent ton sac ou je te fixe comme si on jouait à « je te tiens tu me tiens par la barbichette », on est soulagé d’entendre le son du tampon du fonctionnaire marquer de son sceau nos passeports et on s’échappe rapidos vers la Colombie qui est là, juste de l’autre côté de la Quebrada Del Morro, Les gorges du Maure, pas trouvé pourquoi… Ne nous reste plus qu’à traverser le pont. La suite au prochain épisode.

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